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        <title>A toi</title>
        <description>Lettres à une absente</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 01 Aug 2008 10:23:48 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Au fond du coeur</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Bérengère OLIVE)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 10:23:48 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au fond du coeur, au fond de notre coeur, un beau jour, le beau jour de tes yeux continue. Les champs, l'été, les bois, le fleuve. Fleuve seul animant l'apparence des cimes. Notre amour c'est l'amour de la vie, le mépris de la mort. A même la lumière contredite, souffrante, une flamme perpétuelle. Dans tes yeux, un seul jour, sans croissance ni fin, un jour sur terre, plus clair en pleine terre que les roses mortelles dans les sources de midi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au fond de notre coeur, tes yeux dépassent tous les ciels, leur coeur de nuit. Flèches de joie, ils tuent le temps, ils tuent l'espoir et le regret, ils tuent l'absence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La vie, seulement la vie, la forme humaine autour de tes yeux clairs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paul Eluard, in &lt;i&gt;Donner à voir&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Ecouter l'autre</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Bérengère OLIVE)</author>
                                                <category>Blog</category>
                                                <pubDate>Tue, 29 Jul 2008 09:38:50 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Vent gris sur ma ville, vent gris dans mon âme. Et cette femme en face de moi, cette femme au visage peint d’un trait noir, cette femme dont je ne peux ni deviner les pensées, ni reconnaître l’attitude. Cette femme en face de moi, mystère vivant et incarné.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais que la peau possède son propre langage. D’un simple effleurement, peut-être même d’un regard j’aurais tout su de cette femme , j’aurais ressenti sa solidité comme une qualité de mon propre corps, j’aurais été plus réelle de la deviner du bout des doigts. Mais c’est comme une frontière qui nous sépare. Un morceau de temps qui fait que nous nous regardons, assises face à face, sans nous voir. Que nous n’existons pas davantage de partager ce moment.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est un peu de moi qui s’en va lorsqu’elle se lève. Un peu de cet espoir qui fait partie de moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il n’y a personne d’autre autour de nous, alors je la suis des yeux, par habitude, pour regarder quelqu’un au lieu de quelque chose. Pour croire encore. Et je sais que jamais aucun geste ne saura me rendre sa présence d’un instant, et je sais que d’avoir même tenté d’imaginer est déjà une perte de soi. Je sais que j’ai rêvé éveillée.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; Quelle douleur de se regarder partir. 
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                <title>Esprit trop noir vaut page blanche</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Bérengère OLIVE)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 28 Jul 2008 09:15:51 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Voilà presque deux semaines que je laisse le blog inanimé, voire en déshérence, et je m’en excuse auprès de tous mes lecteurs. Pas auprès de toi, bien sûr, lectrice habituée de mes rythmes et silences, qui sans doute ne s’inquiète pas du manque de mise à jour, mais auprès de ceux qui ont continué à visiter les lieux même en l’absence de nouvelle note.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je reviens donc en ligne, plus ou moins, en tous cas avec davantage de temps, je l’espère. Pour être honnête, les trois semaines de juillet qui viennent de s’écouler ont été pure folie dans mes vies, à la fois professionnelle et privée. Et s’il m’est arrivée de m’installer le soir devant mon cahier, c’était pour contempler fixement la page blanche sans un mot à écrire, l’esprit envahi de pensées parasites qui n’avaient rien, mais alors vraiment rien, «&amp;nbsp;d’inspirant&amp;nbsp;». La disponibilité mentale m’a manquée, pourrait-on dire. Et aussi la volonté de forcer quelque peu ma nature, de combattre mon anxiété spontanée, de lutter contre toutes les fausses bonnes raisons que j’avais de ne pas écrire.&lt;/p&gt; J’espère avoir au moins momentanément dépassé ce mini-blocage si fréquent chez moi, et j’espère aussi retrouver une publication plus régulière en même temps que je retrouve ma place dans la vie quotidienne la plus normale. Merci d’être venus quand même en ces temps de disette scripturale. Et à très bientôt, à tous. 
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