01.11.2009

Le goût de l'ailleurs

Qui dira l’ineffable beauté des feuilles mortes répandues sur les trottoirs martelés ?

Qui dira les cruelles ombres chinoises des troncs noirs sur le carré sombre de la nuit ?

 

Qui dira mon souffle en apnée, porté par rien, soutenu de rêves ? Et les murs invisibles lentement écartés à chacun de mes pas, barrages successifs qui ne sont que l’écho de mes peurs intimes ? Et le vent froid venant pousser toujours plus près de l’abîme ?

 

Qui dira l’instant même où la nuit étale viendra engloutira les arbres, et leurs ombres, et l’amas craquant linceul à mes pas ?

 

Qui dira mon histoire lorsque tout sera fini ?

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