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30.05.2008
Parce que j'aurais tant voulu écrire ces mots : "les corridors de la fuite"
« […] Je ne serai jamais vaincue. Je ne le serai qu’à force de vaincre. Chaque embûche déjà déjouée m’enfermant dans l’amour qui finira par être ma tombe, je terminerai ma vie dans un cachot de victoires. Seule, la défaite trouve des clefs, ouvre les portes. La mort pour atteindre le fuyard doit se mettre en mouvement, perdre cette fixation qui nous fait reconnaître en elle le dur contraire de la vie. Elle nous donne la fin du cygne frappé en plein vol, d’Achille saisi aux cheveux par on ne sait quelle Raison sombre. Comme pour la femme asphyxiée dans le vestibule de sa maison de Pompéi, la mort ne fait que prolonger dans l’autre monde les corridors de la fuite. Ma mort à moi sera de pierre. Je connais les passerelles, les ponts tournants, les pièges, toutes les sapes de la Fatalité. Je ne puis m’y perdre. La mort, pour me tuer, aura besoin de ma complicité. […] »
Marguerite Yourcenar, in Feux (Gallimard, pp. 38-39)
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Commentaires
LA MORT COMME UN MALENTENDU
La mort ne tue que les morts
Sursitaires par volonté
Vacanciers au travail
Amateurs de frisson bon marché
Qui créent les circonstances
Dont leur chant reflète
Les méandres encombrés
Par l'inexorable carnaval
Des fanfreluches apprivoisées
Aux saveurs domestiques
Ecrit par : gmc | 31.05.2008
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