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30.10.2007
Fidélité ou addiction ?
En passant chez le libraire de mon quartier, j'ai remarqué que le dernier Patricia Cornwell était sorti. Tu vois de qui je parle, j'imagine, Patricia Cornwell, cet écrivain de polars obsédée par les rituels morbides et dont la nature paranoïaque donne une tonalité très particulière à ses personnages. J'ai aimé les livres de Miss Cornwell depuis Postmortem, qui était le premier, jusqu'à, disons, Et il ne restera que poussière. Puis j'ai comme tout le monde assisté à la dégringolade régulière de sa qualité d'écriture d'abord, de la solidité de ses intrigues ensuite, de sa propre conviction enfin. Eh bien, malgré tout ça, malgré le fait que cet écrivain s'est à mon sens pitoyablement enfermé dans une impasse dont il lui est impossible de sortir, en voyant paraître son dernier livre, la seule pensée que j'ai eue a été la suivante : le précédent doit être sorti en poche, je vais pouvoir l'acheter.
Ce qui m'amène à ma question du jour : où va donc se nicher la fidélité d'un lecteur ? D'où vient qu'ayant apprécié un écrivain, nous pensions devoir acheter tous ses livres, en tous cas continuer de le suivre dans son évolution en dépit de notre esprit critique ? Il me semble que pour lasser un lecteur, il faut être... Bien, à vrai dire, je pense qu'il faut être Mary Higgins Clark. Parce que pour le coup, c'est bien le même livre qu'elle écrit vaille que vaille, année après année. Le cas de Patricia Cornwell m'intéresse vraiment, lui, pour plusieurs raisons dont la moindre n'est pas l'indulgence que je continue de lui manifester. Je ne sais pas comment est son dernier ouvrage (qui ne met pas en scène ses personnages habituels, me semble-t-il), mais je sais par contre que ses précédents opus étaient un peu plus que ratés. Disons le mot, ils m'ont semblé tout bêtement désastreux. Sans même relever le changement de point de vue (P. Cornwell a abandonné le "je" narratif de ses premiers romans pour une multitude de troisièmes personnes insérées dans l'intrigue au hasard des méandres de l'enquête menée), j'ai eu la sensation très étrange d'avoir affaire à un autre écrivain en lisant les deux ou trois derniers livres de Miss Cornwell. Or je ne pense pas que ce soit le cas, je ne pense pas qu'elle ait confié l'écriture de sa série des Scarpetta à un nègre, comme on dit élégamment. Non, en fait, je pense qu'elle a tout simplement et assez méthodiquement détruit ses propres personnages. A commencer par le principal, son alter ego fictionnel, le médecin-légiste Kay Scarpetta. Je n'ai pas l'intention de me livrer ici à une analyse pseudo-freudienne, mais quand même, nous sommes obligés de le remarquer. C'est comme si P. Cornwell se tuait elle-même en chargeant son personnage de toutes les névroses qui la travaillent, elle, en tant qu'auteur. Bien sûr, la paranoïa était présente dès le premier roman, et n'a fait que s'amplifier par la suite, mais avec chaque livre, nous avons franchi un nouveau stade dans la désintégration de Kay Scarpetta au point que j'ai pu me demander, à la lecture, ce qui arrivait à l'auteur.
Evidemment, dans la mesure où chez Cornwell l'histoire nous a été le plus souvent présentée du point de vue de son héroïne Scarpetta, l'intrigue n'a pas tardé à se trouver elle aussi alourdie de tout ce qui faisait peu à peu exploser le personnage principal. Il s'agit tout de même d'une femme dont le métier est de découper des morts, et qui se retrouve dans chaque roman prise en chasse par un ou plusieurs tueurs en série, tout en devant affronter la pesanteur voire l'incompétence systématique des forces de l'ordre. Paranoïa, te disais-je ? C'est encore pire que de la simple paranoïa, en fait. Il faut avoir lu les romans dans la continuité pour se rendre compte de cette entreprise de destruction sans cesse remise sur le tapis.
Et pourtant, vois-tu, mon premier réflexe a bel et bien été d'acheter le dernier opus de Miss Cornwell. Parce que je veux voir jusqu'où elle va aller comme ça, parce que je veux comprendre pourquoi elle ne tue pas son personnage une bonne fois pour toutes (ce qui serait de l'auto-psychanalyse sauvage, d'accord, mais au point où elle en est...), parce que je me dis que ce qui a fait son talent est toujours présent, d'une manière ou d'une autre. Parce que c'est fascinant de voir un écrivain s'autodétruire sous les yeux du plus grand nombre. Parce que je suis une lectrice, voilà. Et que la fidélité des lecteurs me semble parfois relever davantage de l'addiction que de l'hommage.
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29.10.2007
Et maintenant ?
C'est avec des cartes qu'elle a construit sa vie. Avec les cartes les plus petites qui soient, l'une après l'autre alignées devant elle. Elle n'est pas allée très loin ainsi, mais elle a vécu.
Et maintenant, il se passe quoi ?
17:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.10.2007
Pour changer un peu
Alter ego
Une souris s'échappe
(Ce n'en était pas une)
Une femme s'éveille
(Comment le savez-vous ?)
Et la porte qui grince
(On l'huila ce matin)
Près du mur de clôture
(Le mur n'existe plus)
Ah ! je ne puis rien dire
(Eh bien, vous vous tairez !)
Je ne puis pas bouger
(Vous marchez sur la route)
Où allons-nous ainsi ?
(C'est moi qui le demande)
Je suis seul sur la Terre
(Je suis là près de vous)
Peut-on être si seul ?
(Je le suis plus que vous,
Je vois votre visage
Nul ne m'a jamais vu)
Jules Supervielle, in Les amis inconnus
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24.10.2007
Je me souviens
Je me souviens d'avoir quitté le groupe, tard en fin d'après-midi, sous la pluie dégoulinante, et d'avoir pris la rue qui montait loin de l'hôtel. J'avais froid, mes chaussures prenaient l'eau, j'avais cet immense k-way bleu qui était, qui est toujours, assez large pour complètement recouvrir l'objectif de mon appareil photo. Je me souviens que j'étais soulagée d'être enfin seule. Je n'avais pas lu le guide. Je suis entrée dans cette église à cause du Saint-Sébastien qui en ornait la façade, un Saint-Sébastien atrocement doré à mon goût, mais néanmoins séduisant du haut de sa posture de martyr. Le reste de la façade était nu, de pierre. Ce que j'avais pris pour la grille de l'église ouvrait sur un cloître en réalité, cloître d'un ancien couvent peut-être, je ne sais pas, et je n'ai pas voulu vérifier. Je suis entrée tout doucement. C'était un cimetière. Au centre du cloître, il y avait une quinzaine, une trentaine de tombes, toutes ou presque à moitié effondrées, les croix brinquebalant encore, les pierres tombales tombées depuis longtemps. Il me semblait que j'étais seule, absolument. Et il pleuvait toujours. Alors j'ai fait le tour de ces trous recouverts, en essayant de déchiffrer les inscriptions, sans en comprendre une seule, bien sûr. Je me souviens m'être dit qu'il faudrait que j'en parle au reste du groupe, de ce cloître. Mais enfin, j'y suis restée deux heures, à laisser la nuit venir, à ne croiser personne que mon propre écho, à savourer l'instant. Il n'y avait rien à voir. Rien à entendre non plus. Juste le faux silence de ces lieux retirés au sein des villes, où la rumeur extérieure n'est même plus un souvenir.
J'ai fini par trouver sa tombe, cependant. La tombe de Frau Mozart. La tombe de Constance von Nissen. C'était la seule qui semblait entretenue. Mais ça n'avait plus guère d'importance. J'étais entrée là par hasard ; de découvrir pourquoi cette église était ouverte au grand nombre n'était rien d'autre que le détail supplémentaire qui sanctionna d'un point final ironique mon émotion de ce soir-là.
Je suis rentrée sous la pluie toujours drue, habitée comme je ne l'avais pas encore été de tout mon séjour. Je savais pourquoi j'étais venue. Je n'oublierai jamais ce sentiment.
17:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.10.2007
Vague et impalpable
Le temps revient toujours à sa place. De minute en minute, il saute comme l'aiguille d'un phonographe pour se positionner à son début, et recommencer. C'est une flaque immobile, sans courant ni écume.
Et lui est au milieu. Homme-continent dont je ne devine les contours que par intermittences, il n'est rien d'autre qu'un point immuable dans le recommencement du temps. Ni rivage ni terre à conquérir, symbole peut-être des mystères d'une carte que personne n'a jamais établie, ou que je n'ai jamais trouvée, il me demeure infiniment, solidement, impénétrable. Mais il a ses tendresses, comme la terre a ses excès. Il a ce regard qui surplombe, et fait toujours rechercher un autre horizon dont son attitude tendue révèle la présence. Je ne le sais pas, cet homme-continent. Je ne le dessine pas. Il m'arrive encore de voguer vers lui, sur un murmure parfois, en m'inventant un courant toujours. Sans espérer l'atteindre jamais. Dans le temps qui saute, il se peut que je le perde de vue. Me vient alors la pensée résignée que tout cela n'est qu'un mirage, mon mirage soigneusement entretenu pour ne plus avoir à regarder les aiguilles repartir en arrière. Parfois je détourne plutôt le regard, espérant échapper à cette quête vaine d'une terra incognita qui ne partage de moi que des bouts d'intimité. Au sein de mon océan de temps, il est pourtant l'unique sol que je sais pouvoir fouler. Voguer loin de lui est encore une façon de l'atteindre. Car la vie tout entière n'est que mouvance, et lui est un port. Puis nous avons la même culture en partage. Puis je ne le connais pas, mais je sais voir en lui tous mes manques. Puis j'ai face à moi l'immense vacuité du temps pour essayer de le trouver. Je le préfère flou et vague comme un mirage qu'irrémédiablement connu, irrémédiablement gâché.
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19.10.2007
Tu as toujours dit que j'aimais le trop-plein de mots.
Et tu avais sans doute raison, mais parfois, la simplicité me touche au coeur. Par exemple, ceci :
Ombre des bois
Je suis tout à la tristesse de ma vie perdue dans les bois que le vent berce.
Je suis tout à la détresse de ma vie sans but dans l'ombre des bois touffus.
Mon bonheur est d'y frémir, je m'y sens perdu. Tout ajoute à ma tristesse.
Je le dis, j'ai du plaisir dans les bois touffus qu'aucun sentier ne traverse.
Paul Fort, in Ballades françaises
09:30 Publié dans Dédicaces du vendredi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2007
L'espace d'une seconde,
J'ai vu passer quelqu'un dans ma mémoire. Souvenir, rêve, pur fantasme, je ne sais. Je ne veux pas savoir. Je dédie à ce passant silencieux de mon esprit un simple soupir, manière de salut qui ne se veut qu'amical. Ce n'était qu'une vague silhouette, après tout. Laissons-la s'éloigner sans un mot, avec le regret de ne pas l'avoir connue, peut-être, mais aussi, et surtout, la certitude de s'être réservé une possible rencontre future.
Comme pour nous deux, qui sait ? Comme pour tous ceux qui sont restés sur la route. Et à propos de route, (comme d'habitude, mon "à propos" manque d'à-propos justement, mais tout le monde commence à avoir l'habitude, n'est-ce-pas ?), juste un mot à l'intention des commentateurs éclairés que sont Iskander et gmc : merci de votre lecture, merci d'en laisser trace ici, sur ce blog. Il serait trop long pour moi de répondre en détail à Iskander pour sa note sur Racine, et très prétentieux de ma part de commenter les poèmes de gmc. Que les deux sachent en tous cas que j'apprécie de les lire.
Cette note est un peu vaine, mais elle est là pour assurer une présence. Toutes mes excuses par avance pour mes propos décousus. Aujourd'hui, particulièrement, mes pensées vont à toi. J'espère qu'elles te seront douces.
08:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.10.2007
Pardon
C'est quand elle regarde de cette façon-là. De cette façon un peu inclinée, couchée vers ailleurs, oblique. C'est quand elle regarde comme ça que j'ai l'impression de mourir. Parce que je ne suis plus là, qu'elle-même n'y est plus, que rien n'est tangible de ce regard qui dérive. Nous ne nous noyons même pas ensemble. Je la regarde juste partir.
Je parle avec des cailloux dans la bouche. Je construis une digue après le désastre. Mais je sais qu'il a suffi de cet instant, de ce regard liquide, pour comprendre ma propre mort en prévision. La mienne, dans la sienne. Même pas une union, mais le désagrègement poussiéreux et lent d'une certaine qualité d'amour.
Ce n'est pas grave. Il me reste tout ce que je dis de nous, tout ce que j'entends d'elle, tout ce que j'imagine d'elle, contre la mollesse du souvenir en construction. Et parfois, nous regardons par la fenêtre sans parler. Et parfois, ça me suffit à croire que le monde n'est pas doucement en train de mourir sous mes yeux. Et parfois même, je pense que je lui survivrais.
Ce regard-là, je ne suis pas obligée de le voir. Je n'ai pas le temps de le voir. Ce n'est plus le miroir indispensable, ou alors c'est un miroir déformant, enflé de tous ces mots que j'avais espérés si longtemps et qui n'arrivent qu'aujourd'hui, alors que mon monde intact ne prend plus aucune ride à la surface de son tranquille égoïsme. Dira-t-on assez le défaut du temps ? Est-ce que tout n'est jamais qu'une question d'instants qui s'évitent ? Mieux vaut le mensonge, oui, le mensonge proclamé d'un lien qui n'a jamais été aussi fort qu'en train de mourir. On peut mentir toute sa vie. Peu importe les cicatrices tant qu'il reste un peu de chair par-dessus. Et de la chair, il y en a encore.
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12.10.2007
Le monstre est né
Poursuis, Néron, avec de tels ministres.
Par des faits glorieux tu vas te signaler.
Poursuis. Tu n'as pas fait ce pas pour reculer.
Ta main a commencé par le sang de ton frère ;
Je prévois que tes coups viendront jusqu'à ta mère.
Dans le fond de ton coeur je sais que tu me hais ;
Tu voudras t'affranchir du joug de mes bienfaits.
Mais je veux que ma mort te soit même inutile.
Ne crois pas qu'en mourant je te laisse tranquille.
Rome, ce ciel, ce jour que tu reçus de moi,
Partout, à tout moment, m'offriront devant toi.
Tes remords te suivront comme autant de furies ;
Tu croiras les calmer par d'autres barbaries ;
Ta fureur, s'irritant soi-même dans son cours,
D'un sang toujours nouveau marquera tous tes jours.
Mais j'espère qu'enfin le Ciel, las de tes crimes,
Ajoutera ta perte à tant d'autres victimes,
Qu'après t'être couvert de leur sang et du mien,
Tu te verras forcé de répandre le tien ;
Et ton nom paraîtra, dans la race future,
Aux plus cruels tyrans une cruelle injure.
Voilà ce que mon coeur se présage de toi.
Adieu, tu peux sortir.
Racine, Britannicus, Acte V, scène 6 (tirade d'Agrippine)
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11.10.2007
Le monde extérieur me harcèle
Tu remarqueras que jusqu'ici, le mot rugby n'était pas apparu une seule fois dans mes notes. Ni d'ailleurs la moindre mention à l'actualité, qu'elle soit sportive ou politique, je dois l'admettre. Je me demande à quoi cela tient. J'essaye en règle générale de me "tenir au courant", comme on dit si bien. Au courant de quoi, au courant par qui, toute la question est là, je suppose. Ceci dit, l'absence quasi-totale de commentaires d'actualités de ma part donne au contenu de ce blog une tonalité assez proche de ce qu'est ma correspondance réelle, tu ne trouves pas? Enfin, bref, je me suis vue aujourd'hui dans la situation de commettre une note ici-même, et de n'avoir rien, mais alors ce qui s'appelle rien, à dire. D'où mon arme fatale en cas de panne : le rugby.
Mais rassure-toi, je ne vais pas te parler de la coupe du monde, ni du ballon ovale, ni des joueurs que tous les médias proclament sexuellement sexys. Tiens, je ne vais même pas te parler de rugby, en fait. Parce que, s'il y a déjà bien peu à raconter d'un plaisir solitaire, que pourrions-nous espérer tirer d'une communion aussi vaine que populaire dans l'adoration d'un sport ? Seulement, ça me fait tout drôle de participer en ce moment précisément au genre de mouvement irréfléchi que je déteste tant d'ordinaire. Oui, très bien, je suis aussi allée à la fête de la musique, j'ai aussi vécu les journées du patrimoine, etc, etc... Mais j'avais apprécié dans ces expériences la position qui était la mienne : celle d'accompagnante, d'observatrice. Participante s'il le fallait, mais toujours du bout de l'esprit, et jamais réellement du coeur. En tous cas, pas du coeur qu'il aurait fallu. Et voilà qu'aujourd'hui, je n'ai pas envie de relativiser. Je ne souhaite pas non plus renoncer à l'enthousiasme, étrange phénomène bien peu dans ma manière quand il s'agit de sport, pour prendre un peu de recul et examiner mes propres réactions à l'adoption de ce nouveau rôle social : celui de supporter. Je ne suis pas en train de te dire que j'ai revêtu les couleurs de mon équipe, n'est-ce-pas, tu n'y croirais pas une seconde. C'est juste que j'accepte cette fois d'être... impliquée. Non, mais quel changement ! Quelle extraordinaire découverte ! Figure-toi que j'ai envie de voir gagner les machins-choses, pas seulement les meilleurs, non, ni tel ou tel que je trouve particulièrement doué, mais les machins-choses ensemble ! Voilà que je soutiens un sport d'équipe ! Sacré nom d'une pipe, j'ai besoin soit de vacances, soit d'agripper au plus vite un soupçon d'inspiration !
Je reviens à toi dès que mon esprit se sera ré-installé en lui-même, et que le sarcasme aura retrouvé droit de cité dans mes réflexions. En attendant, et comme toujours, à toi, toutes mes pensées.
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